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20 mai 2017- La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ?


Pourquoi déclarer son sexe ou son genre ailleurs que dans un cabinet médical ?


Depuis sa naissance, Gaëtan, « affublé » d’un prénom masculin, « car sa mère voulait un garçon », vit « avec un état civil qui n’est pas le sien », quand « le seul objectif juridique et social » de cette procédure est pourtant de « refléter l’identité réelle » d’une personne, avait-il alors regretté.
La « dualité sexuelle, bien que ne faisant pas l’objet d’une définition légale spécifique, fait bien l’objet d’une prise en compte juridique généralisée », avait rétorqué l’avocat général Philippe Ingall-Montagnier, tout en demandant le rejet du pourvoi.
Plusieurs pays dont l’Allemagne (2013), le premier en Europe, l’Australie (2014), ainsi que le Népal ont reconnu un troisième sexe ou genre, encore appelé sexe neutre ou intersexualité.

Avec la déclaration  suivante de la cour de cassation refusant le sexe neutre : "« La dualité des énonciations relatives au sexe dans les actes de l’état civil poursuit un but légitime en ce qu’elle est nécessaire à l’organisation sociale et juridique », ce débat nous semble devoir être relancé. Mais sur une autre piste celle du droit à s'exclure d'une dualité (Male ou femelle) dont le sens peine à être justifié.  En quoi être homme ou femme ou de sexe non déterminé change-t-il notre statu de citoyen ? Vous trouverez l'ensemble de l'acte ici:  https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/531_4_36665.html

La question du club sera directe : "La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ?"



- Une loi qui fait fît de la réalité (le plaignant est réellement de sexe indéterminé) est-elle légitime ?
- La classification légale hommes/femmes peut-elle encore être justifiée n'et-elle pas la marque d'un désir de justifier une structure patriarcale dépassé?

Un excellent article du huffintonpost déclare :
"Cette volonté de lier nos origines à un dimorphisme sexuel organique atteste d'un malaise face aux questions concernant l'altérité. Bien que toute naissance requière à l'évidence le brassage génétique des deux sexes (mâle et femelle), cela veut-il nécessairement dire qu'il n'en existe que deux? La différence sexuelle se fonde sur le principe de fécondité, mais peut-on nier que la procréation ne soit pas le seul mobile de nos relations sexuelles? Je crois qu'il nous faut repenser l'interaction compliquée du sexe et du genre par rapport à l'intersexualité pour mieux comprendre que lorsque l'on essaye de faire rentrer les êtres dans des moules sexués, certains sont laissés à la marge."


En 2001, la loi relative à la lutte contre les discriminations définit celle-ci comme une distinction à l'encontre d'un individu en fonction d'une liste de 17 critères. Parmi ces critères sont cités l'orientation sexuelle et le sexe.  Dés lors la simple évocation du sexe dans la loi n'est-elle pas illégale ?

Transparent : Une série sur les troubles du genre et des orientations sexuelles

A l'heure ou la loi permet le changement de sexe, ou le genre auto-ressenti, le genre perçu et le sexe sont des notions qui ne sont plus toujours ni accordées ni claires, pourquoi vouloir nous étiqueter ?

La dualité des sexes devant la loi est-elle une réelle nécessité ? 


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