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Récré Philo - 12-12 -2019 - Faut-il absolument des règles pour vivre ensemble?


La question choisie par les élèves de CM1 et CM2  de Noé est pour le mois de décembre la question des règles et du "vivre ensemble". Il nous faudra sans doute nous dire ce que nous entendons par "Vivre Ensemble", puis sur ce qu'est une "règle", peut être même nous interrogerons nous sur la notion de nécessité et enfin sur ce mot d' "absolument".

Faut-il absolument des règles pour « vivre ensemble » ?

 Vaste programme.



Les règles selon l'éducation Nationale : https://eduscol.education.fr/education-securite-routiere/IMG/pdf/02_-_Vivre_ensemble.pdf

Le retour 

15 enfants présents, CM1 et CM2. Les enfants sont tous des volontaires pour venir. La majorité des participants vient pour la première fois. Le sujet a été choisi en classe et les élèves y ont déjà beaucoup réfléchit.

L'introduction du débat porte sur les "faut-il", est-ce une question qui se propose de donner un ordre ou un conseil? A l'étude des exemples donnés, il leur apparaît que si  "faut-il" est tout seul sans l'ouverture donnée par des adverbes comme "plutôt" ou "souvent" il s'agirait d'u ordre. 

Un long moment est alors pris pour définir ce qu'est "le vivre ensemble". Une majorité d'enfant ne souhaitant pas vivre avec "tout le monde», mais "avec ma famille" et avec "les amis".

Je propose ensuite une expérience toute simple, pour éclairer ce que pourrait dire "Le vivre ensemble". Les enfants sont invités à se raconter leur vacance pendant que je donne une recette de cuisine. Le résultat est clair, même en si m’étant à tous ils ne savent pas reconstruire la recette de la confiture d'abricots. Certains pensant même que c'était celle des fraises au sucre.

Après l'expérience, les enfants sont unanimes sur la nécessité d'une règle : La politesse!
"Chez moi, il n'y aura que deux règles: la première : il faut être poli. La deuxième, si on est poli on fait ce que l'on veut".

Nous finirons la séance en nous interrogeant sur la complexité de définir la politesse. En prenant comme exemple, le simple geste de dire bonjour et comment en fonction des circonstances :" Moi, quand je rentre dans une boîte de nuit, il y a trois cent personnes, c'est mon morceau préféré qui passe, je ne vais pas dire bonjour à chacun. Je dévale les escalier pour aller danser!".

Le chiffre de "12 personnes" ou plus semble être quand même dédouaner d'un bonjour individuel, pour  une majorité de participant, la complexité n'est cependant pas réglé puisqu'un enfant pense qu'il peut dire bonjour à la cantonade à partir de trois personnes, un autre que quel que soit le nombre l'on se doit de saluer les gens individuellement, un autre lui préconisant alors l'usage d'un mégaphone dans les grandes assemblés.

Nous devons constater que nous n'avons pas réussi à complètement régler le délicat problème du mode de salutation en fonction du nombre de personnes.

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